Je suis Femme, Je suis le Féminin

Je suis Femme, je suis le Féminin.

Il me sauve de ce monde organisé par l’homme et pour l’homme. J’aime mon féminin, il est divin comme mon masculin mais celui-ci a pris trop de place. Mon féminin est vaste il crée chaque jour, il reçoit aussi.

Je m’ouvre à Dieu par lui, je m’ouvre aux miracles par lui. Je suis femme et j’aime ça, je veux sentir tout ce que ça fait d’être une femme. Je suis dans l’accueil et l’écoute mais j’ai aussi ma propre parole, ma pensée et mon amour à dispenser. Je suis l’Amour, j’ai gardé en moi très vivante la mémoire de l’Amour. Le divin est un parfum que je traîne autour de moi comme l’Amour.

Partout où je passe j’en laisse des effluves. Je ne suis pas en bataille contre le masculin extérieur ni intérieur mais c’est mon Féminin qui peut ramener l’homme sur le chemin de l’Amour.

Luis Ansa nous dit dans « La Voie du Sentir » :

« Chez l’homme la partie féminine ne peut apparaître que lorsque le féminin est en retrait. Si le masculin ne recule pas, le féminin ne peut pas sortir, C’est biologique. Le masculin n’est pas mauvais c’est qu’il y a une partie de la nature qui a besoin de silence, de calme, de la suspension de toute agitation, de toute puissance, pour pouvoir se manifester. C’est simplement cela.

Les femmes aujourd’hui sont devenues trop masculines, c’est le résultat des siècles et des siècles de conditionnement masculin imposé. Elles ont perdu le contact avec leur féminin parce qu’on a voulu en faire des servantes muettes. Sois belle et tais-toi ! Ainsi le féminin a reculé, reculé reculé…

La résurrection de la femme va donc être difficile, parce qu’elle doit récupérer sa dignité, sa valeur, sa parole, sa pensée, ses émotions et sa mémoire. Alors devenez femmes, vous les femmes !

Il n’est pas trop tard! Sortez de l’attitude du petit enfant qui doit demander la permission à son père ou à sa mère pour agir ou dire quelque chose. Faites ce que vous avez à faire sans justification. Libérez-vous, non pas de l’homme charnel, Libérez-vous de ce masculin qui a imposé un mode de pensée et un mode d’être.

Mais aussi longtemps que vous lutterez contre la pensée masculine vous la nourrirez en vous. La pensée féminine est issu d’une aimantation, d’une captation et non d’une lutte. L’État sensitif c’est le monde féminin. Alors ne quittez pas la sensation parce que c’est un état d’aimantation amoureuse.

Le sentir ne projette pas. Il ne se préoccupe de rien, réussir ou ne pas réussir ne le concerne pas. Ainsi je peux parler sans avoir peur, et  c’est un oui  positif que j’amène. C’est une force colossale mais cette force on ne peut pas la penser. Si vous la pensez ce n’est pas une force. Un chat ne se préoccupe pas d’être un chat, il est chat, c’est tout.

 Quand la sensation est présente, elle capte et l’être profond le reçoit. Lorsque la créature veut exprimer ce que l’être a senti, la pensée mentale manque de mots, elle n’est pas précise. Cela montre que la pensée que nous avons qui est une pensée masculine ne sait pas du tout parler du monde féminin, elle ne le connaît pas.

Il faut simplement que je laisse la parole aux corps, que j’accepte d’avoir un langage pauvre, que je cesse d’avoir le souci de bien parler, de dire des choses intelligentes que tout le monde va admirer. Votre corps va vous donner un langage sensitif qui peu à peu va devenir le langage émotionnel. C’est grâce au sentir que vous allez découvrir que les sentiments ne sont pas issus de la pensée mais issus des états sensoriels. C’est cette vitalité émotionnelle qui provoque la descente de ce qu’on appelle l’esprit, c’est à dire d’un autre type de pensée, qui peut être une contemplation. »

Je suis Femme, Je suis le Féminin et je vois en toi ce que tu ne vois pas encore…

M